La presse parle du cabinet

Cour d'assises du LOIRET - Avril 2017

Assises criminelles - Avril 2017

Tribunal correctionnel d'ORLEANS - Juillet 2017

"Un Orléanais condamné à dix mois ferme après son évasion de la prison de Pau

L’enfance de G. n’a pas été des plus tendres. Placé en famille d’accueil entre six mois et treize ans, il a peu connu son père qu’un parcours déviant a immanquablement conduit en prison. 

Lui-même a commencé très jeune à flirter avec la délinquance. Et le bilan de sa jeune vie est déprimant. À 28 ans, Gino compte déjà trente-deux mentions sur son casier judiciaire. Un parcours émaillé de violences et de vols qui l’ont conduit à passer la moitié de ces dix dernières années derrière des barreaux. 


Jockey de profession, le jeune homme a échoué à Pau. C’est dans une cellule de la prison de cette cité des Pyrénées atlantiques qu’il purge, depuis un an, une peine de prison ferme pour un vol avec effraction. Une prison dont il s’est évadé, mardi dernier, à la faveur d’une sortie organisée juste devant la maison d’arrêt. Tandis qu’il participait à une activité accrobranche, il a prétexté une envie pressante pour fausser compagnie aux gardiens, monter dans un train et rejoindre le Loiret où il tente de renouer des liens affectifs avec son père malade.


Il a ensuite téléphoné au palais de justice d’Orléans où il a indiqué être prêt à se rendre. Gino souhaitait juste obtenir une faveur : être incarcéré au centre pénitentiaire de Saran où son père pourrait enfin lui rendre visite.

Vendredi, devant le tribunal correctionnel d’Orléans, où il répond d’évasion, le prévenu dit vouloir se réinsérer : « Les conneries, j’en ai un peu marre ».

Avant de réclamer dix-huit mois ferme, le procureur de la République rappelle qu’en 2011, Gino a déjà été condamné pour évasion. Un argument battu en brèche par la défense. « Oui, en 2011, il s’est sauvé, mais il n’avait pas l’intention de se rendre ; il a commis d’autres infractions pendant sa cavale et on l’a condamné à huit mois ! », tempête Me Thierry Caron.


Le tribunal ne va pas jusqu’à suivre les réquisitions sévères du parquet, mais il inflige tout de même dix mois ferme à Gino. Il s’attendait à moins. « La justice, elle ment ! Faute avouée, à demi pardonnée ? C’est pas vrai ! », proteste l’intéressé avant de lâcher, mécontent : « Faut pas se réinsérer ».


En attendant, Gino rejoint la prison… de Saran. "

source : La République du Centre - 2 juillet 2017

Cour d'assises du LOIRET - Septembre 2019

"Pour avoir tenté de tuer sa mère, une adolescente orléanaise est condamnée à six ans de prison

La cour d’assises des mineurs du Loiret a condamné, ce mercredi, une jeune femme de 20 ans à six ans de prison, pour avoir tenté de tuer sa mère lorsqu’elle avait 17 ans.
Cette sanction s’accompagne d’un suivi socio-judiciaire durant cinq ans, contraignant l’intéressée à suivre des soins. « C’est une décision satisfaisante », commentait l’avocat de la défense, Me Thierry Caron, après l’énoncé du verdict.

Détenue depuis trois ans, l’auteure des faits, à l’encontre de laquelle l’avocat général avait requis huit ans de prison, a été maintenue en prison. Les faits remontaient à la nuit du 15 au 16 août 2016, lorsque l’adolescente s’était emparée d’un couteau et avait tenté d’en asséner plusieurs coups à sa mère, dans l’appartement qu’occupait celle-ci à Orléans. La victime avait été blessée en tentant de parer les coups. Cette tentative d’assassinat faisait encourir la réclusion criminelle à perpétuité à l’accusée.
Toutefois, à l’issue de ce procès à huis clos, la cour d’assises a reconnu à l’intéressée l’excuse de minorité.

De fait, la peine maximum susceptible d’être prononcée n’était plus que de vingt ans. De surcroît, au regard des expertises psychiatriques, il est apparu, aux yeux de la cour, que le discernement de la jeune fille était altéré au moment des faits. Dans ce cas, la loi prévoit que le maximum encouru n’est plus que de treize ans".


source : 
La république du Centre - 11 septembre 2019